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Le Sénat approuve le nouvel article 24 de la loi sécurité globale : et maintenant ?

La réécriture large de l’article 24 n’a toutefois pas suffi à faire lever les critiques. Outre des peines alourdies, elles pointent une rédaction trop large, qui expose à des interprétations contradictoires du texte, mais aussi arbitraires. C’est l’inquiétude qu’exprime par exemple la sénatrice Esther Benbassa, qui dénonce une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression.

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Esther Benbassa, sénatrice écologiste embraye : « Nous sommes des parlementaires et c’est notre travail de visiter les centres pour les réfugiés. Nous allons à la frontière franco-italienne. Arrêtez de garder cette sorte de suspicion sur les parlementaires qui iraient à l’encontre des lois. Nous, nous faisons notre travail, mais vous au niveau de l’accueil des migrants, votre politique n’est qu’un échec. »

Loi Sécurité globale : le Sénat veut imposer sa version du texte

Les syndicats de journalistes comme des milliers de personnes s’étaient alors mobilisés pendant plusieurs semaines contre la mesure. Mardi encore, ils étaient quelques centaines de manifestants, rassemblés devant le Sénat pour réclamer le retrait du texte jugé « liberticide, à l’appel de la coordination Stop loi sécurité globale ». Plusieurs élus étaient également présents, dont la sénatrice écologiste Esther Benbassa, le sénateur communiste Pierre Laurent ou le député Eric Coquerel (La France insoumise).

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« J’ai signé car j’ai pensé que c’était utile. J’espère que cela passera et que ce sera une première étape », encourage la sénatrice EELV Esther Benbassa, qui fait partie des cosignataires. L’écologiste, qui milite pour un RSA ouvert aux jeunes de 18-25 ans considère que les décisions du gouvernement sont loin des attentes. « Nos jeunes ne comprennent pas pourquoi on ne s’intéresse pas à eux. On a trouvé que ce n’était pas rentable pour la présidentielle », dénonce-t-elle.