Catégorie  Dans les médias

Mélenchon, Hamon, Masiero : contre l’extrême droite, des figures de gauche appellent à une « marche des libertés »

Cette tribune, initiée par le député Insoumis Eric Coquerel et le porte-parole de Générations Thomas Portes, est signée par la plupart des parlementaires LFI, les députés PCF Elsa Faucillon et Stéphane Peu, la sénatrice EELV Esther Benbassa, la présidente de l’Unef Mélanie Luce, l’économiste Thomas Piketty, l’acteur Yvan Le Bolloc’h ou encore le coordinateur de la CGT Fonction publique Baptiste Talbot.

Loi antiterrorisme : un an après le Sénat, le gouvernement présente sa loi

« Toutes ces lois n’ont pas empêché les actes terroristes. Le profil des terroristes a d’ailleurs changé depuis quelques années. L’assaillant de Rambouillet s’est radicalisé en très peu de temps, c’est la raison pour laquelle, il faut mettre le paquet sur le renseignement et sur la plateforme Pharos. Mais on préfère investir dans des lois. Des lois qui servent surtout à blinder les gouvernements successifs. C’est ce qu’on voyait déjà sous Hollande et ça n’empêche pas les accusations de laxisme », pointe Esther Benbassa.

Cannabis : à contre-courant d’Emmanuel Macron, des parlementaires soutiennent la légalisation

Aujourd’hui, Esther Benbassa estime qu’une légalisation est toujours d’actualité, d’autant plus que la consommation augmente. Une réforme qu’elle juge nécessaire « si on veut assécher le marché alternatif, si on veut créer un nouveau marché, donner un peu de souffle aux agriculteurs… ». Ces derniers pourraient en effet être appelé à participer à la production des plants de cannabis dans le cadre d’une production encadrée par l’État.

Macron et la sécurité : « Ce n’est pas sur l’économie qu’il sera jugé, c’est sur le régalien »

Esther Benbassa, sénatrice EELV et auteure en 2014 d’une proposition de loi sur la légalisation encadrée du cannabis, rappelle que « nous sommes le pays qui est le plus répressif, et qui a aussi le plus de consommateurs de cannabis. Il faut se poser la question de ce qui ne va pas ». Mais pour l’heure, « ce n’est pas le moment maintenant du débat, quand on a 300 morts par jour à cause du covid. C’est un sujet qui mérite une réflexion, c’est un sujet délicat, qu’il faut vraiment travailler », selon la sénatrice de Paris. Et de conclure : « Nous en avons assez de ces initiatives électoralistes qui n’aboutissent pas ».