Pays basque : cinq choses à savoir sur Expogrow, la Foire au cannabis d’Irún (Sud Ouest, 16 septembre 2016)

« La 5e édition d’Expogrow ouvre ses portes au public ce vendredi après-midi. Foire professionnelle, l’événement est également un lieu de débat

Événement consacré à la culture cannabique, Expogrow ouvre ses portes ce vendredi après-midi à la Ficoba d’Irún. La foire se veut un événement consacré aux professionnels du secteur, essentiellement venus d’Espagne. La matinée du vendredi est d’ailleurs consacrée au B2B (business to business), destinée à faciliter l’interaction et le développement des liens commerciaux entre les exposants et les professionnels participants.

Mais la proportion de Français, qui n’ont qu’une centaine de mètres à parcourir après la frontière, n’a cessé de grandir parmi le public au fil des quatre années d’existence d’Expogrow.

Voici cinq éléments à retenir avant de se rendre à cette foire du chanvre qui se tient pendant trois jours.

1. Expogrow n’est pas un marché pour les usagers

La Foire est un lieu de rencontre pour les professionnels. Si les organisateurs ne nient pas la consommation de produits sur place, ils en proscrivent la vente. Même en Espagne, où la consommation et la production sont autorisés sous certaines conditions, excluant notamment toute perspective de trafic, la vente dans un lieu public comme la Ficoba ne saurait être acceptée.

Seuls le matériel « agricole » et les graines de diverses variétés sont commercialisées. Des graines qu’il est, a priori, interdit de ramener en France. Si leur possession n’est pas proscrite, leur utilisation (soit le fait de les planter) n’est pas autorisée. […]

4. La situation en France

La loi française interdit la production, la possession, la vente, l’achat et l’utilisation de produits stupéfiants, y compris le cannabis, et prévoit des peines plus ou moins sévères en fonction de la nature du délit.

Le débat autour de la régulation est régulièrement relancé par certains élus. En 2015, la sénatrice EELV Esther Benbassa avait tenté de lancer un proposition de loi sur la légalisation contrôlée du cannabis. Projet rejeté par la droite alors que la gauche s’abstenait.

En avril dernier, Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement a souhaité rouvrir le débat sur la dépénalisation. Il a été recadré par sa propre majorité. Tout comme l’avaient été Cécile Duflot, Vincent Peillon ou encore Christiane Taubira, lors de sorties similaires. […] »

Pour (re)lire l’article de Sud Ouest dans son intégralité, cliquez ici !