La sénatrice Esther Benbassa interpelle le gouvernement sur les trains de nuit (« La Dépêche du Midi », 28 novembre 2017)

Esther Benbassa, sénatrice écologiste (EELV) de Paris a adressé ce mardi 28 novembre une question écrite au gouvernement sur la disparition progressive des lignes de trains de nuit en France. À ce jour, seules deux lignes de nuit sont maintenues en France : le Paris-Briançon et le Paris-Rodez-Latour-de-Carol.

« Durant des décennies, les trains de nuits ont offert de nombreuses possibilités de mobilité en France et à l’international, ceci en minimisant les besoins d’investissement et les émissions de gaz à effet de serre tout en s’adaptant à diverses populations grâce à différents niveaux de services, tant professionnels que pour les loisirs. Pourtant les trains de nuit ont été négligés durant des années face au développement d’autres modes de transports considérés comme plus modernes », estime la sénatrice. « Malgré leurs avantages, les lignes de nuit ferment les unes après les autres : Paris-Berlin et Paris-Munich en 2014, les dernières lignes transversales en 2016, Paris-Tarbes-Irun le 1er juillet 2017, et Paris-Nice le 9 décembre 2017. Malgré les atouts du TGV, Tarbes, Perpignan, Pau, Cannes et Nice restent à plus de cinq heures de Paris, se rendre à Barcelone prend plus de six heures, Berlin plus de 8 heures, Madrid plus de 9 heures, sans parler des liaisons transversales qui prennent souvent une journée entière. »

Rappelant que « l’accord de Paris sur le climat invite à rechercher des alternatives à l’aviation et à la voiture individuelle », la sénatrice demande donc au gouvernement « quelles mesures il entend prendre pour que le train de nuit retrouve sa place, celle d’un service public écologique et attractif. »

En Aveyron, la CGT Rail craint d’ailleurs une suppression du train de nuit Rodez-Paris en raison de travaux sur la ligne Paris Orléans Limoges Toulouse.

Pour (re)lire l’intégralité de l’article de la Dépêche, cliquer ici.